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REDD+ : La touche du PNDP au niveau communal

Actualité mise à jour le 27 Oct. 2017 à 10:58:12

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Publié initialement le 27 Oct. 2017


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REDD+ : La touche du PNDP au niveau communal

Dans le cadre de la mise en œuvre des financements du deuxième C2D dédiés au Programme National de Développement Participatif (PNDP), il est prévu la mise en en œuvre d’une composante REDD+ au sein du Programme. Le lancement officiel aura lieu avant la fin de l’année 2013. C’est quoi la REDD+ Les activités humaines sont la cause principale des émissions des Gaz à effets de serre (GES) au rang desquels figurent en bonne le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4), les oxydes d’azote, etc., responsables du réchauffement global de la planète et des changements climatiques.

L’usage des énergies fossiles, les industries, les usines, les véhicules, les déchets sont annuellement responsables de 80% des émissions des GES. La déforestation et la dégradation des forêts le sont de 20%. Pour lutter contre le changement climatique, les Nations Unies ont décidé de mettre en place des programmes d’adaptation et d’atténuation.

Le mécanisme REDD+ (Réduction des Émissions dues à la Déforestation et à la Dégradation forestière), incluant la conservation, la gestion forestière durable et l’augmentation des stocks de carbone forestier ou REDD+ est un mécanisme international qui propose de rémunérer les pays en voie de développement pour leurs efforts dans la lutte contre la déforestation et la dégradation forestière sur une base volontaire. La touche du PNDP au niveau communal Dans les prochains jours, le Programme National de Développement Participatif (PNDP) va procéder à la sélection de 10 communes du Cameroun pour la mise en œuvre de l’initiative Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation forestière (REDD+).

L’appel à manifestation d’intérêt sera ouvert à toutes les communes du pays en collaboration avec  le Programme. La composante REDD+ du PNDP II a pour finalité de contribuer à la stratégie nationale REDD+ pilotée par le Ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement Durable (MINEPDED).

Elle a pour objectif global d’enrayer efficacement et sur une zone donnée et délimitée, les dynamiques de déforestation et/ou de dégradation forestière afin de valoriser sur les marchés du carbone, par rapport à un scénario de référence estimé, un évitement d’émissions de CO2 mesuré, contrôlé et validé. Structurée autour de 03 volets (i) appui au développement et à la mise en œuvre de projets pilotes REDD+, (ii) appui à la stratégie nationale REDD+ et(iii) Coordination, gestion, l’opération va durer environ 30 mois pour un financement global d’environ 1 967 000 000 FCFA (3 000 euros).

Mise en oeuvre de la composante REDD+ La mise en œuvre de la composante passera par la présélection de 10 communes pilotes sur la base d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) ouvert à toutes les communes du Cameroun en cours de collaboration avec le PNDP. L’AMI sera lui-même lancé, après une campagne régionale de sensibilisation et de formation des Maires, des Services Déconcentrés de l’Etat à la problématique de changement climatique et de REDD+. Par la suite, les 10 communes présélectionnées seront accompagnées dans le recrutement d’Organismes d’Appui Locaux (OAL) qui vont les aider dans l’élaboration de l’étude de préfaisabilité (note d’idée de projet) REDD+. Au final, cinq de ces 10 idées techniques seront retenues pour faire l’objet d’une étude de faisabilité plus détaillée (DDP) en vue de leur mise en œuvre effective sur le terrain, conformément aux standards REDD+. Les 5 autres études de préfaisabilité (NIP) serviront toutefois de base de négociation avec de potentiels bailleurs, pour les maires bénéficiaires.


Compte tenu du caractère pilote de l’opération et de sa contribution à la préparation de la stratégie nationale REDD+, les projets retenus devront être représentatifs des cinq zones agro-écologiques du Cameroun, pertinents et représentatifs des principales thématiques REDD+ (déforestation évitée, dégradation évitée, conservation, gestion durable, séquestration du carbone). Aussi, une attention particulière sera accordée à l’intercommunalité. Concrètement, les projets REDD+ doivent ainsi conduire à la mise en œuvre d’initiatives locales concises et adaptées s’inscrivant dans les dispositifs nationaux et répondant aux exigences du mécanisme international. Au delà des aspects liés à la valorisation carbone et de la vente de crédits associés, le projet doit aussi tenir compte des bénéfices sociaux et environnementaux, de l’acceptabilité sociale et de la durabilité des activités proposées. Autres actions envisagées et ancrage avec le dispositif existant.

Le processus REDD+ est relativement nouveau. Aussi, sa mise en œuvre va s’accompagner d’une série de renforcement de capacités des parties prenantes. A la suite d’un diagnostic des besoins et des activités envisagées par les différents acteurs de terrain, des formations spécifiques et adaptées sont envisagées pour les différentes instances au niveau national (Equipe du projet, comité national REDD, etc.), régional (Services déconcentrés, instances régionales, etc.) et communal (maires, agents communaux, plate forme communale, etc.), ainsi que les Organismes d’appui local et autres acteurs pertinents.

La mise en œuvre de la composante REDD va s’appuyer et tirer avantage du dispositif institutionnel ou développé dans le cadre du PNDP2 notamment le processus de passation de marché, les mécanismes de suivi-évaluation, les procédures de décaissement et de justification des fonds, tels que consignés dans les différents manuels de mise en œuvre du Programme. La composante REDD+ travaillera en étroite collaboration avec le MINEPDED et le MINFOF. Elle s’appuiera essentiellement sur le Comité de Pilotage REDD qui est l’organe décisionnel du processus REDD+.

Entre autres fonctions, le Comité est chargé de : -- L’élaboration des critères de sélection des projets en vue de les soumettre à la validation du ministre en charge de l’Environnement ; -- L’évaluation et la soumission à l’approbation du ministre en charge de l’Environnement des idées de projets proposées par les communes. Enfin, une synergie permanente sera recherchée avec toutes les interventions en cours développées par les acteurs du domaine, notamment le PSFE,la GIZ, la COMIFAC, le CIRAD, l’ACFCam et son bras opérationnel, le CTFC, qui ont du reste, contribué à la préparation de la composante REDD+ du PNDP.

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