Développement local et Gestion des réfugiés

Actualité mise à jour le 05 Fév. 2020

-

Publié initialement le 04 Fév. 2020


416
Développement local et Gestion des réfugiés

Conduite par Faustin NTIBANGANA, la mission venue de Bujumbura a eu un échange fructueux autour des activités du Programme avec le staff managérial ce 4 février 2020 à Yaoundé.

Depuis 2015, le Burundi, pays situé dans la région des grands lacs en Afrique centrale est confronté à un afflux de réfugiés, fuyant principalement les exactions des groupes armés des provinces du Sud et du Nord Kivu en République démocratique du Congo. Sur les 18 provinces que compte ce pays, quatre sont concernées par l’arrivée massive des réfugiés. On en dénombre environ 80 000, dont 30 000 hors des camps. La cohabitation d’avec les communautés d’accueil a un fort impact sur les ressources de base de celles-ci.
Face à cette situation, le gouvernement burundais en partenariat avec la Banque Mondiale, prépare depuis 2018, la mise sur pied du projet d’appui aux communautés d’accueil et des réfugiés dans la région du Nord-Est du Burundi (CIPP). Financé à hauteur de 60 millions de dollars, ce projet aura la charge d’accompagner les communes impactées par le mouvement des réfugiés vers la réalisation et l’actualisation des plans communaux de développement communautaire (PCDC), la facilitation de l’obtention des actes d’état civil et la réalisation d’infrastructures de base…
« Les hôtes du PNDP que vous êtes, frappent donc à la bonne porte » rappelle Marie Madeleine Nga, le Coordonnateur National. « Le PNDP a beaucoup à apporter au CIPP, comme il le fait aux communes et les communautés au Cameroun, qui bénéficient de son savoir-faire en matière d’accompagnement  dans les domaines de la décentralisation et du développement local depuis 2004 ». Poursuivra-t-elle. Bien plus, le Programme bénéficie d’un financement additionnel de la Banque Mondiale en direction des réfugiés (Guichet réfugiés).
La séance de travail s’est achevée par des questions de la partie burundaise. Interrogations éclaircies par Marie Madeleine Nga et certains chefs de cellule et assistants présents. 
Les questions portaient entre autres sur l’opération de Haute intensité de main d’œuvre, les Solutions Endogènes, le mécanisme de gestion des doléances, les critères d’intervention du PNDP, la production du magazine institutionnel, le bien-fondé des bulletins trimestriels communaux... 
La suite du séjour en terre camerounaise de la délégation venue de Bujumbura qui s’achève le 11 février prévoit, des visites de courtoisie à quelques membres du gouvernement intervenant dans le processus de décentralisation et dans les affaires sociales et une descente au camp des réfugiés de Gago-Badzéré (commune de Garoua-Boulaï), dans les municipalités de Mandjou et Dimako dans la région de l’Est.

Laissez un commentaire
Aucune réaction